Où en est le quota national
Le dispositif 2026 est plafonné à 50 000 véhicules. Au 22 septembre, 34 000 dossiers avaient été validés, soit un peu plus de 15 000 places encore ouvertes. Début septembre, le compteur était à environ 30 000 : le rythme reste soutenu, sans être celui de l'emballement du printemps.
Aucune date de fin n'a été officiellement annoncée. En pratique, ce n'est pas le calendrier qui ferme la porte, c'est le stock — et il se vide marque par marque, modèle par modèle. C'est exactement ce qui vient de se produire chez Opel : le quota national est loin d'être atteint, mais deux des trois modèles de la marque ne sont plus commandables.
Conséquence concrète si vous êtes éligible : la question n'est pas « jusqu'à quand le dispositif dure », mais « le modèle que je vise est-il encore ouvert cette semaine ». Une réponse qui change tous les quinze jours.
Les modèles encore disponibles ailleurs
Huit modèles restaient accessibles au 23 septembre 2026, tous constructeurs confondus. Citroën tient le bas de la grille avec la ë-C3 et la ë-C3 Aircross, Renault propose la Twingo et la R4 entre 130 et 170 € par mois, Hyundai l'Inster à 139 € et Nissan la Micra à 199 €.
Ce que ça change pour une LLD ou une LOA classique
Le leasing social exerce une pression sur l'ensemble du marché de la location longue durée. Des loyers subventionnés entre 94 et 199 € tirent les grilles vers le bas, y compris pour les conducteurs qui ne sont pas éligibles : les constructeurs ajustent leurs offres classiques pour rester lisibles face à ces montants.
Pour les ménages hors dispositif, l'effet se joue sur deux plans. D'abord, la multiplication des électriques abordables accélère le renouvellement du parc, ce qui soutient la valeur résiduelle des véhicules électriques — et une meilleure valeur résiduelle, c'est mécaniquement un loyer plus bas en LLD. Ensuite, les marques qui ne participent pas au dispositif développent leurs propres promotions pour capter la clientèle écartée.
La différence de fond avec une LOA reste l'absence d'option d'achat en fin de contrat. Si devenir propriétaire fait partie du projet, la LOA garde sa pertinence malgré un loyer supérieur. Le leasing social s'adresse à ceux qui veulent rouler en électrique sans immobiliser de capital, et rendre la voiture au bout de trois ans.
4 conseils si vous visez une des dernières places
1. Vérifiez votre éligibilité avant tout le reste. Le dispositif impose un plafond de revenu fiscal de référence et des conditions d'usage (distance domicile-travail, notamment). Consultez les barèmes officiels 2026 avant d'engager une démarche : c'est le seul critère qui ne se négocie pas.
2. Comparez le coût total, pas le loyer d'appel. Le 99 € d'Opel a disparu en trois mois ; les offres restantes vont de 94 à 199 €. Regardez le kilométrage inclus, le montant du premier loyer, ce que couvre l'assurance et ce qui reste à votre charge à la restitution. Une LLD classique à 180 € qui inclut l'entretien et les pneumatiques peut coûter moins cher sur 36 mois qu'un loyer social nu.
3. Anticipez la fin de contrat. Le véhicule est restitué, sans rachat possible. Si vous comptez garder la voiture au-delà de trois ans, le leasing social n'est pas la bonne formule, même à 94 € par mois.
4. Prévoyez la solution de repli. Si vous dépassez les plafonds, ou si le modèle que vous visez se ferme avant votre dossier, la location longue durée classique reste ouverte sans condition de revenus — sur les mêmes voitures, y compris les Corsa et Mokka électriques épuisées au titre du dispositif.
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